Les nouveaux challenges de la sécurité privée

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Les nouveaux challenges de la sécurité privée
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Le 5 février dernier l’ex ministre de l'intérieur, qui a repris son poste d’élu à la mairie de Lyon, avait initié une réforme permettant de renforcer la collaboration police , gendarmerie et entreprises de sécurité privés. cette initiative est la suite logique de la révolution dans le secteur. C’est le décret paru le 31 décembre 2017 qui est la traduction réglementaire d'un agencement de loi sur la sécurité publique voté le 1er mars 2017, sous le quinquennat du président François Hollande dû aux menaces terroristes qui va permettre à la base d’aboutir à cette réforme. Ainsi les agents de sécurité ont vu leurs champs d’intervention se multiplier par la création de quelques centaines de périmètres de protection temporaire, contrôle des bâtiments sensible... Gérard Collomb, avait évoqué le rallongement des missions, en citant :

la protection de certains bâtiments sensibles ou le transport de scellés dangereux.
Ou bien encore la possibilité pour les agents de faire des rondes à l'extérieur des sites qu'ils surveillent. L'armement des vigiles, rendu possible depuis le 1er janvier 2018, sous certaines conditions très encadrées, permet aussi de franchir une marche de plus.
Cela concernerait de mille à Deux mille agents pas plus, et ce seront surtout des gardes du corps.

Une progression à bout de souffle

Les nouveaux challenges de la sécurité privée 2

Après les attentats de 2015, la sécurité privée fut sollicité en renfort des forces de la gendarmerie et de la police. L'appel a été amplifiée pendant l'Euro 2016, nous avons vu la mobilisation de 13.000 virgiles. Par contre l'effet s'est époumoné. Même si, les ventes de prestation ont progressés de 10 % de 2014 à 2016, ce développement est retombé très vite, comme l’évoque Claude Tarlet, en citant :

le fantasme d'un secteur privé qui serait en pleine explosion.

Le secteur est caractérisé par un travail peu qualifié,avec un salaire faible. Les acteurs du secteur dénoncent des prix de prestation de plus en plus bas, ils indexent l'Etat, qui par la SNCF représente 1/3 des bons de commandes, qui font limiter les marges à 1 %.

Insuffisance de contrôle

Le secteur est pointé du doigt par la cour des comptes, qui l’accuse d’un manque de fiabilité en terme de contrôle des cartes professionnelles octroyées par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), elle dénonce également l'organisme public chargé de réguler le secteur depuis 2011, des manquements déontologiques, et sanctionne très peu le dumping sur le prix “ au détriment du service rendu ”.

Le grand challenge

Le grand challenge dont la sécurité privée en France fait face dans les prochaines années, est de pouvoir répondre efficacement au défi sécuritaire des JO 2024 de Paris et faire en sorte qu’on ne se retrouve pas du tout dans le fiasco de Londres en 2012 lors des JO, où les entreprises de sécurité n’ont pas été en mesure de pouvoir fournir les vingts trois mille cinq cent agents de surveillance nécessaires pour la sécurité.